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Les jeux électroniques représentent un secteur de recherche relativement jeune mais qui connaît une croissance rapide. La recherche dans ce secteur est, en Finlande, effectuée dans plusieurs universités et instituts qui ont acquis dans ce domaine une célébrité d'envergure internationale. Le Game Research Lab est un groupe de l'université de Tampere, créé en 2002, qui étudie la conception, la réalisation et la pratique des jeux ainsi que le développement des cultures ludiques sous les angles les plus divers.
Il y a plusieurs projets en cours. Par exemple dans le projet "Creation of Game Cultures: The Case of Finland" financé par l'Académie finlandaise on étudie du point de vue de la société finlandaise comment le jeu numérique a été introduit en Finlande et quels genres de cultures de jeux y sont nés.
"Nous étudions le jeu sous sa forme numérique culturelle et artistique", déclare Mäyrä. À l'échelle mondiale les pays nordiques occupent, selon lui, le classement de tête en tant que développeurs modernes de la recherche dans ce domaine. Outre les jeux pervasifs les Finlandais disposent d'un savoir-faire important du point de vue international dans le domaine de la recherche sur la conception des jeux.
Le Game Research Lab participe au projet "Integrated Project on Pervasive Gaming (IperG) que finance l'Union européenne. Le
groupe de recherche met au point, entre autres, des jeux socialement faciles où l'on étudie comment ils se fondent dans un environnement social normal.
Les jeux pervasifs créent de nouvelles expériences qui sont liées à la vie quotidienne en se servant de moyens, d'évènements et de gens que l'on trouve dans l'environnement. "Les jeux pervasifs étendent le jeu aussi bien temporellement et localement que socialement. Les limites et la réalité du monde du jeu deviennent moins nettes et le joueur ne sait pas toujours nécessairement quels éléments de l'environnement appartiennent au jeu", explique Mäyrä.
Il y a toutes sortes de jeux pervasifs. On parle de jeux de rôle pervasifs et de jeux de réalité virtuelle. Presque tous ont en commun l'utilisation des technologies modernes de communication comme les téléphones portables, l'Internet, le bluetooth ou l'identification RFID.
"Un bon exemple de jeu pervasif d'approche facile est le Géocaching, jeu populaire dans le monde entier, où les participants cherchent partout dans le monde des trésors enfouis dans des géocaches à l'aide d'un GPS".
Pourquoi donc joue-t-on? "Les jeux libèrent des ressources psychiques. On dit que l'homme n'est jamais plus lui-même que lorsqu'il joue. Le jeu le décontracte et lui permet de faire l'expérience d'un monde alternatif qui n'est pas vrai", poursuit Mäyrä.
Le Baromètre du joueur 2009 publié par le Game Research Lab décrit la pratique des jeux en Finlande. Selon cette étude un peu plus de la moitié des Finlandais appartient au groupe des joueurs actifs de jeux numériques c'est-à-dire de joueurs qui jouent au moins une fois par mois. Les joueurs actifs sont âgés d'une trentaine d'années.
Ceux qui ne jouent pas du tout à des jeux électroniques représentent le tiers des Finlandais et ont 57 ans en moyenne. Le jeu numérique le plus populaire est la patience électronique. D'un autre côté presque chaque Finlandais joue à des jeux traditionnels non numériques.
Les Finlandais passent en moyenne trois heurs par semaine à jouer à des jeux électroniques. Ils y consacrent chaque mois moins de cinq euros par mois et achètent deux à trois jeux jeux chaque année. Plus de 40 pour cent des Finlandais jouent toutefois aux jeux gratuits d'Internet.
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